#covid19 "Mise au point technique"

****Mise au point technique*****
Depuis plusieurs semaines, nous voyons apparaître sur les réseaux sociaux et dans des reportages aux informations télévisés de nouveaux procédés jugés opportuns pour aider la lutte contre le covid 19. Ces techniques de traitement de surface, qui mettent en œuvre des lampes UVc, sont, certes très séduisantes, mais très discutables, et ALFAA France n'est pas du tout convaincu par ces solutions...
Les opportunités de marché ne doivent pas omettre les informations factuelles des effets du rayonnement UVc.
1) En effet, l'onde (irradiation) UVc va atteindre les parties visibles d'un objet ou d'un meuble.
Seules ces parties seront alors désinfectées ; quid donc des surfaces non irradiées car non atteinte par l'onde (face arrière d'un dossier d'une chaise, d'un banc, d'une poignée de lit, d'un meuble que la main ou la toux peuvent atteindre...).
2) L' onde Uvc est parfaite pour "détruire, désactiver" (effets bactéricides et/ou bactériostatiques) les bactéries, les virus, et plus généralement les organismes mono ou pluri cellulaires.
Mais les Uvc dégradent aussi les molécules inertes. Le risque de détérioration des matières plastiques, les revêtements muraux ou des meubles (peinture, résine) est très important, même avec un temps de contact réduit. De fait, cette dégradation libérera des COV (formaldéhyde, chlorure, ...) dans l'air, qui sera alors très pollué au niveau physico-chimique, mais sein au niveau bactériologique et viral.
Un comble !
3) Ces lampes sont très dangereuses pour l’homme de part leur longueur d'onde (253.7nm), et pour la mise en œuvre de tels procédés, il convient d'avoir des EPI adapté ,et des systèmes de sécurisation à la fois techniques et onéreux.
4) Nous ne connaissons pas la "dose" générée par l'opérateur. La dose étant une adéquation entre une puissance Uvc et un temps de contact, ce dernier peut varier en fonction du technicien.
5) Comme expliqué, l'effet peut être bactériostatiques. Du coup, les bactéries revivifiables se développeront dès la fin du traitement (extinction des lampes). La température, la présence d'oxygène et l'apport de nouvelles souches des patients, des clients, des objets touchés encourageront ce phénomènes.
6) Pour avoir un rendement optimal, les lampes UVc ne doivent pas dépasser une certaine température de fonctionnement. Dans un système de ventilation, c'est l'air qui les refroidit. De plus, elles ne doivent pas être allumées puis éteintes plus de cinq fois par jour pour conserver leur rendement germicide et optimiser leurs durée de vie...
Nous ne vendrons donc ni lampes ni appareils Uvc pour cette application. Cela nous semble plus professionnel et responsable.
En revanche, notre technologie de traitement de l'air par plasma froid est sans doute plus adaptée, et nous restons à votre disposition pour toutes informations complémentaires.